De nombreux sites existent sur Internet, très précis, présentant quasi-exhaustivement les possibilités d'aides locales, régionales, nationales et autres.
Nous insisterons donc plutôt sur la manière de présenter le dossier à son banquier habituel ou au banquier qui aura été considéré comme le meilleur partenaire possible pour la future exploitation.
Il ne faut pas hésiter par exemple à contacter la banque de développement des PME qui propose des prêts à la création d'entreprise, peu prisés actuellement, alors qu'ils sont pourtant destinés à renforcer le fonds de roulement des PME, TPE.
Ils s'obtiennent sans caution ni garantie mais sont conditionnés à l'obtention parallèle d'un prêt bancaire.
Ce dispositif a été adopté par la quasi-totalité des banques françaises.
Il ne faut donc pas oublier de solliciter votre banquier actuel sur les conditions d'obtention de ce prêt spécial créateur d'entreprise, qui est compris entre 3.000 et 8000 euros, ce qui est peu mais n’est pas négligeable.
Le principal intérêt de cette forme de prêt est que le capital se rembourse avec un an de différé d'amortissement et que les intérêts de la première année ne sont dus qu'au terme de celle-ci.
D’autre part, aucun cautionnement ni garantie n’est réclamé.
Si vous ne pouvez pas entrer dans ce dispositif, il vous reste donc à convaincre votre banquier habituel de vous accorder un prêt classique.
Pour cela, il est important de bien préparer son dossier économique et financier.
Ce dossier va non seulement tenter de convaincre votre partenaire financier mais vous permettra également de mieux cerner vos besoins.
L'élaboration du plan de trésorerie est indispensable, de même l'évaluation du besoin en fonds de roulement de la future exploitation.
Si vous avez déjà un expert-comptable, celui-ci pourra vous aider à élaborer votre dossier mais vous pouvez également, grâce à l'aide des chambres de commerce ou des boutiques de gestion, très vite comprendre que la crédibilité de votre dossier va d'abord tenir au fait que vous devez absolument éviter de prévoir que votre projet ne fonctionne que grâce à des aides ou subventions.
Leurs attributions restent en effet aléatoires et il convient de convaincre votre partenaire financier de la viabilité de votre projet, même si par la suite, vous obtenez de substantielles aides.
Le montant de l'achat du fonds de commerce pourra être financé totalement à crédit ou partiellement mais ne couvre absolument pas l’entièreté des besoins financiers de votre future exploitation.
Il est impératif de considérer le besoin en fonds de roulement pour la pérennité de l'entreprise.
La phase de préparation du «business-plan» peut donc être relativement longue et il ne saurait être question de brûler les étapes.
Le plan de financement initial notamment doit être suffisamment clair et précis mais surtout réaliste.
Il faut également avoir une vue à long terme afin de pouvoir communiquer un budget prévisionnel sur les trois premiers exercices de l'exploitation.
Enfin, le plan de trésorerie sur douze mois permettra de convaincre votre banquier que vous êtes tout à fait apte à percevoir quelles vont être les futures dépenses et ressources sans pécher par optimisme, comme le constate souvent les banquiers.
Très souvent en effet, la petite entreprise rencontrera principalement des problèmes liés au manque de trésorerie.
En dehors du prêt spécial créateur d'entreprise apporté par la banque des PME, il est clair que le banquier réclamera pratiquement toujours des garanties.
Néanmoins, pour ceux qui ne pourraient pas fournir leur caution simple ou solidaire ni donner un bien en garantie, il existe des sociétés de cautionnement mutuel qui peuvent cautionner moyennant rétribution bien sûr, tout ou partie d'un emprunt.
En définitif, si l'achat de fonds de commerce ne se fait pas à des conditions exorbitantes et que le créateur est motivé, il n'y a aucune raison pour qu'il ne puisse pas trouver d'une manière ou d'une autre, un financement suffisant pour exploiter.
Il ne faut pas hésiter à déposer plusieurs dossiers dans différentes banques ou auprès de différents organismes de crédit et à comparer les avantages et inconvénients que vous offrent les uns et les autres.
Il faut également penser dès le début de l'exploitation à négocier avec son banquier les facilités de caisse, même si vous pensez ne pas en avoir besoin et qui peuvent sauver votre entreprise en cas de problèmes ponctuels.
Pensez aussi au crédit-bail ou «leasing» permettant de moderniser l'exploitation à un coût raisonnable afin de générer un meilleur chiffre d'affaires.
En définitif, rigueur, préparation et ténacité sont les maîtres mots d'obtention du financement qui vous permettra de créer ou reprendre un commerce.
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